Les espaces oubliés :

 

Les espaces oubliés sont le fruit d’une absence totale de concertation et de participation habitante. Ils sont dépourvus d’usages et certains urbanistes les identifient comme des non-lieux. Le Grenelle de l’environnement, qui dessine le cadre législatif Français en matière d’aménagement du territoire, lutte contre ce genre de gaspillage (foncier, finance publique) en imposant un minimum de concertation habitante.

Les espaces passifs :

 

Les espaces passifs sont généralement le fruit d’une discussion, aussi mince soit elle, entre les décideurs publics et les usagers. Ces derniers pratiquent ces lieux mais les subissent. Ils sont issus d’une politique sectorielle prônant la monofonctionnalité et ne permettent pas - ou de façon limitée - aux usagers, de s’approprier leurs territoires. Les espaces passifs, généralement peu passants provoquent une sclérose territoriale qui peut participer à l’exclusion économique et sociale.

Les espaces actifs : le sens de notre démarche

 
Les espaces actifs sont généralement le fruit d’un échange entre les décideurs locaux et les usagers. Les usagers s’approprient les territoires et les fabriquent au quotidien. Ces derniers deviennent alors les supports d’une sociabilité renforcé et participent à la figurabilité de la ville, qui elle-même participe à la renommée de ceux-ci.
 
Pour tendre vers ces espaces il est impératif d’intégrer les habitants dans le processus décisionnel et créatif. La Méthode BAM a ainsi été développée pour favoriser et encourager l’empowerment.

Les espaces vitrines

 

Les espaces vitrines sont élaborés par le haut et sont progressivement appropriés voire détournés par le bas. A l’heure du libre échange et en ces temps de rude concurrence, la ville cherche à cultiver son image afin d’attirer investisseurs et visiteurs. Elle réaménage ainsi ses espaces centraux, qui deviennent des vecteurs d’attractivité et qui symbolisent la modernité.

 

Etant aujourd’hui indispensables, il s’agit tout de même, dans une certaine mesure, d’en faire des espaces actifs pour les pérenniser et asseoir leur légitimité. Le collectif BAM propose ainsi de mettre ses compétences au service du développement de ces démarches d’expertise citoyennes.

Septembre 2014

 

Proposer une typologie des espaces pour une meilleure appréhension des territoires.

 

A l’instar des espaces occupés par l’être Humain et des fonctions qu’il y développe, il existe autant d’écoumènes que de modes participatifs et créatifs. Pour des raisons pratiques, BAMcollectif les décline en quatre principaux types d’espaces : les espaces oubliés, les espaces passifs, les espaces vitrines et les espaces actifs. La typologie proposée appliquée au territoire, donne un premier aperçu de son fonctionnement et permet au collectif de se faire une idée générale des enjeux majeurs. Un second niveau d’analyse sera ensuite nécessaire pour comprendre le site de façon plus approfondie.

 

Balade urbaine - Discussion sur les futurs possibles du territoire

Espace vitrine à Bordeaux - Les miroirs d'eaux sur les quais

Zone industrielle classique quelque part en France

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